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La fin du début du milieu

Qu’en fut-il ?
L’équilibre est là, je l’ai vu. De grâce, je l’ai vu. Il faut croire en cette profession de foi. écoutez je vais parler, me confesser, accepter… il revient, le tour est pris. à genoux, l’homme supplie, il regarde droit, dans la courbe, cette courbe dangereuse. cela dure une éternité, des millions de pico secondes; l’expression du moment qui n’est plus.
grand ouvert, je l’ai observé, incrédule, là juste à la fin, à la fin du bord, ce bord du précipice. Initiation à la chute. vision noire et carmin.
au moment où tout a semblé perdu, abandonné, paroxisme de la furie, au moment de la bascule, l’accélération brutale, chaossismique. La lueur !
j’y suis. la fin du début du milieu.
ce moment « temps » poursuivi. Il s’échappe encore, le satori n’est pas au rendez vous, seulement ce moment d’équilibre, cet instant insane où la gravité retient tout un monde concentré en un point. point d’équilibre et de fuite. point de chute. la fin aurait-elle déjà disparue ?
La quête échappe au questeur, le début du milieu rompt sous la masse et le ruban se déroule. La distance continue n’a pas de fin. ni masse, ni longueur, la matière s’est dissoute dans la lumière. Seule la violence de l’onde, la dispersion de l’énergie peut encore exprimer l’harmonie du non. non dit. non lieu. le néant par la concentration avant la tentation de l’équilibre du vide. de nouveau, l’espace, le temps, la courbe. corde des mondes.
Empire du milieu dans un univers sans fin, quête de l’infini probable, tentation de l’abîme. plongeon du haut sans être.
voir pour oublier.
(silences)

Lhorens b. sartori

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