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au delà du temps

c’est au détour d’un bloc, sans bruit, que la nouvelle surgit. Penché pour regarder, la limite a disparu, dépassée. ni vide sidéral, ni brutalité. grondement, ronronnement tel un cortège sans vie. le premier pas peut sembler difficile et pesant mais la chute est toujours aussi évidente. C’est comme marcher sur un filin en équilibre alors que l’on marche sur une voie large et stable. ni obscurité, ni lumière. l’image a disparu. l’image est-elle la limite ?

le rythme augmente. battements réguliers, souffle clair. toujours ce souffle. de l’autre coté du temps pour ne plus voir, ne plus croire et se poser la question du bon coté. d’un point à l’autre, la limité écartée, le temps n’avance plus tel un grand vide. un vide total, un vide sidéral où la chute devient une liberté. silence brutal. chuchotements puis hurlements. des hurlements pour stopper une chute sans fin. passer d’un point à un autre, saut dans l’inconnu. saut pour aller au delà du temps. ce temps qui n’existe que parce que je l’appelle. dans le silence, loin de cette attention, il disparait; la limite s’efface d’elle même.
au détour d’une courbure, sans bruit, c’est dans un souffle que je fis mes premiers pas au-delà.

Lhorens b. sartori

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