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bleu

au delà des monts et des vallées, labyrinthe de chemins et de creux, de bosses et de plaies. azur et chaleur. surexposition. champs et cultures avant de se heurter à un mur de chaleur et de pierres. j’ai pourtant souvenir de ce petit chemin qui serpente. chemin qui m’amène et me ramène sans cesse. souvenir du ruisseau, d’une impasse et d’escaliers se faufilant entre les murs blancs. bleu déchiré.
monter les escaliers sans pouvoir échapper aux murs, rechercher la colline pour enfin apercevoir les dunes. s’installer. dominer le sujet, en faire le tour, désespérément attiré par l’impossible lointain. toises turquoises et plage bleue poursuivie par la blancheur de la dune. chaleur accablante et pourtant une course effrénée s’est engagée.
redescendre les escaliers, enfiler les ruelles sans fin. ruelles, plongeoirs océaniques. vite, vite, plus vite encore. quitter la pierre pour le sable, ne plus savoir courir, les articulations bloquées par la silice. planté tel un pieu hivernal oublié par la tempête je laisse la bise m’apporter le parfum du large. rassuré, calme je reprends ma quête, multitude de teintes prises en une seule couleur. vue océanique presque acier pointée de barbeau, charron et canard. s’élever encore, suivre les contours. guidé par l’astre du jour, les reflets m’offrent des vagues givrées, guèdes et pastelles. enivré par ma quête, la lumière et les méandres du chemin, je découvre un nouvel univers. bâtisses simples au flanc de l’immensité, baignées par les flots de lumières. murs turquins, usés par le sel, je marque une pause. un siège boisé me propose son hospitalité. installé, bercé je laisse mon esprit s’échapper.
n’ai-je pas déjà trop couru ?

Lhorens b. sartori

ambiance : BLUE nights (Bruford Levin Upper Extremities), Deeper Blue

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