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liaison

depuis tellement longtemps, ces images hantent et protègent. images de pure agonie, de celles qui laisse le bonheur s’exprimer. de celles qui rendent léger le plus lourd des KO. comment ne pas adorer cette ivresse, ce poison puissant qui contamine tout l’être. doux regards. rythme endiablé et impatience d’enfant.
où es tu ?
liant, liaison indestructible, les distances, l’espace et le temps disparaissent. seules les liaisons demeurent. liaisons dangereuses sans doute car réelles et profondes. ineffaçables, indélébiles car jamais tracées. pures… la lumière apparaît.
comment expliquer l’impossible constance ? état de grâce où les deux pans de la liaison n’ont jamais cessés d’être qu’un. tout d’un coup la distance apparaît comme insupportable, le temps trop court. la disparition de la dualité rend la distance impossible. l’imaginaire est en marche. l’impossible ne s’est jamais séparé du possible.
rift inversé. happé l’espace d’un temps. le gouffre est infini. chute sans fin. main tendue. fusion.
les images défilent. petite allée et volets bleus que viennent délicatement frappés les rayons des astres du jour ou de la nuit. féérie nocturne dans la douceur d’un été naissant. chaque instant est resté gravé.
touché, à terre, dans le spasme de l’inconscient, la réalité est une et indivisible, arrangeante et paisible comme un sourire complice. il n’est plus question de mémoire, rien ne peut s’échapper ou s’effacer, tout est gravé dans la nuit du temps.
être, efface l’oubli.
ne plus quitter cette état de profondeur.
ne plus quitter cette état de profondeur, seule réponse à toutes les interrogations.
avoir le matin, rendez-vous le soir n’est rien en regard d’un diner avec le matin. lorsque le réveil amène la conscience, l’étrange absence de sommeil est paradoxal.
j’ai dormi du réveil du juste. tu es là. tellement proche.

Lhorens b. sartori

ambiance : quicksand - side two (Adrian Belew)

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