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une porte, sans doute

porte avancer et rester exactement au même endroit sans aucune crainte du vertige. Le tempo accélère, les lumières défilent. vite, encore plus vite. dépasser la rupture. ne plus bouger, regarder le chaos et accepter une nouvelle glissade. merci pour cette promenade. il fait nuit sans le froid de l’été. regardes la chair disparait, l’existence même est menacée et pourtant le tempo monte encore et encore.

arrêter pour mieux imploser. ah, je te vois… loin, trop loin. l’important n’est plus. sautes !

mille espace, mille niveaux. de sauts en rebonds, je cherche sans désespoir, la quête est vaine. Il faut accepter, se résoudre à l’unicité dans un espace multidimensionnel. accepter. non ! cette quête même vaine doit perdurer, elle est la quête. la stopper, c’est tout stopper, c’est accepter que les mécaniques environnantes tentent de conquérir des espaces dont elles ne peuvent avoir conscience. accepter c’est leur laisser ces points, ces voix qui leur apportent un espoir. ne pas approcher.

je lève la tête et provoque encore et encore. avance, trébuche et continue sans me soucier du chemin qui n’existe plus.

derrière cette porte, je n’ai jamais su quoi mettre alors je la contemple sans me poser toutes les questions. refus de la polémique, je m’assoie. calme, je profite de ce moment de paix à l’abri de la masse et de la lumière.
voir et savoir.

Lhorens b. sartori

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